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Comment le Louvre a triplé en trois ans les contrôles de sécurité de ses installations


Prenez 94.000 mètres carrés ouverts au public, le triple en coulisses, ajoutez-y des millions de visiteurs non stop et une des collections d’art les plus précieuses du monde... Vous aurez une petite idée de l’enjeu de la sécurisation des installations du Louvre. Depuis 2016, Bureau Veritas réalise les contrôles réglementaires périodiques au Louvre. Des interventions quasi permanentes pour accompagner le plus grand musée du monde dans sa démarche d’amélioration continue, et assurer la sécurité des visiteurs, des collaborateurs… et d’une collection d’art parmi les plus riches de l’histoire de l’humanité.

Avec plus de 72.000 mètres carrés de salles d’exposition soit l’équivalent de 10 terrains de foot, le Louvre est tout simplement le plus grand musée d’art au monde, loin devant les 66.800 mètres carrés du musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg . 

Au total, avec les espaces d’accueil et de restauration, près de 94.000 mètres carrés sont ouverts au public. De la Victoire de Samothrace, à la Vénus de Milo, en passant par l’Odalisque d’Ingres, la Liberté guidant le peuple de Delacroix, l’incontournable Joconde de Vinci, ou l’une des 35.000 autres œuvres exposées, l’exceptionnelle collection a attiré 8,1 millions de visiteurs en 2017. Il faudrait 300 heures aux visiteurs pour tout voir à raison de 30 secondes par œuvre.  

Immense ? Ce n’est que la partie émergée de l’iceberg... Avec ses réserves et ses espaces techniques, le musée couvre environ 250.000 mètres carrés, 14,5 km de couloirs, 10.000 marches d’escaliers et plus de 70 ascenseurs pour desservir 7600 pièces (près de 500 salles muséographiques), mais aussi des kilomètres de câbles électriques, des dizaines d’installations d’aération, de climatisation, de sécurité, de gaines techniques…

Derrière ce bijou pour les amateurs d’art se cache donc un immense dédale de locaux techniques, véritable casse-tête à sécuriser. Depuis 2015, cette mission est confiée à Jean-Charles Ramirez, chef de service de l'appui à la prévention des risques et à l'exploitation (SAPRE) au Musée du Louvre. L’enjeu est immense : il est absolument impensable que le Louvre parte un jour en fumée comme le musée national de Rio, au Brésil. 

« Avec ses réserves, ses parkings et ses ateliers, ses quais de déchargement, ses restaurants… cela représente des centaines d’installations qui doivent répondre à des normes précises, et sont soumises à des contrôles périodiques pour en vérifier la conformité et l’état de conservation », résume Jean-André Roger, Manager  de l’unité Inspection & Vérification en service de Bureau Veritas en charge de l’ensemble des contrôles réglementaires du musée. 

Le casse-tête des contrôles périodiques

Les inspections et vérifications en service couvrent des domaines techniques très nombreux et  variés tels que les installations électriques, moyens de secours, levage, gaz, rayonnements, échafaudages, foudre, climatisation, aération, portes et portails, dispositifs de protection collectifs, sans oublier les aires de jeux… 

Malgré toute la rigueur possible dans sa gestion de conformité, le Louvre était, comme quelques autres établissements publics, souvent en retard dans la reconduction des marchés et le planning des contrôles obligatoires. A sa prise de fonction, Jean-Charles Ramirez constate qu’un grand nombre de ces contrôles réglementaires ne sont tout simplement pas réalisés par le prestataire dédié à ce moment-là. 

« Nous remercions M. Ramirez d’avoir fait appel à l’UGAP, la centrale d’achat public, qui l'a orienté vers Bureau Veritas, unique prestataire sélectionné jusqu’en 2022 pour l’ensemble des Contrôles Réglementaires du Bâtiment. » explique Cyril Joly, Directeur de marché secteur public chez Bureau Veritas. « Aujourd’hui encore, tous les acteurs de la commande publique ne savent pas qu’ils peuvent tous bénéficier des services Bureau Veritas avec des tarifs compétitifs via l’UGAP depuis maintenant huit ans. Le processus d’achat bien rodé, rapide et surtout conforme aux règles de la commande publique, permet, en commandant tout simplement sur catalogue, d’économiser le temps des procédures d’appel d’offres ».

Une simplification administrative très appréciable pour le musée. « Bureau Veritas, a d’abord  recensé  l’ensemble des contrôles nécessaires. Nous avons alors pris conscience de l’ampleur de la tâche. Puis pour tout remettre à plat, nous avons commencé par les contrôles les plus essentiels en matière de sécurité en les priorisant en fonction de nos contraintes budgétaires », explique Jean-Charles Ramirez.

Tête-à-tête nocturne avec la Joconde 

Contrôler le Louvre n’est pas une mince affaire, même pour un expert. Le dédale des salles, demi-étages et coursives, les plans et schémas d’installation parfois introuvables, les innombrables prestataires à coordonner (services techniques, pompiers, etc.)… Tout y est plus compliqué qu’ailleurs.

Le rythme fou d’affluence du public, avec 1 visiteur toutes les 2 secondes 62 heures par semaine toute l’année, oblige à s’adapter. Il faut souvent travailler pendant la fermeture, le mardi ou la nuit, tandis que l’accès aux mythiques réserves du musée, où sont entreposées plus de 600.000 œuvres non exposées, est systématiquement soumis à l’autorisation d’un des 70 conservateurs.

Mais ces contraintes n’ont pas que des mauvais côtés, tant les missions d’inspection peuvent prendre des airs de remake de « la Nuit au musée » à chaque instant… « Avoir l’occasion de contempler tout Paris depuis les toits du Louvre, ou se retrouver seul en tête à tête avec la Joconde, ce sont des moments inoubliables ! », témoigne Jean-André Roger, de Bureau Veritas.

Au final, les résultats sont là. « Grâce à l’expertise de Bureau Veritas, qui détaille nos obligations réglementaires et nous aide à justifier nos demandes, les contrôles réglementaires ont triplé en 3 ans. Ainsi, nous avons pu, ensemble, nous inscrire dans une démarche d’amélioration continue. Notre objectif : atteindre la totale conformité réglementaire », explique Jean-Charles Ramirez, du Musée du Louvre. 

La simplicité des commandes UGAP

Pour gérer cette montée en charge ultra rapide, le Louvre s’est appuyé sur l’UGAP, la centrale d’achat public, qui a sélectionné Bureau Veritas pour son offre en contrôles réglementaires des bâtiments. « BV » peut donc être sollicité via le portail internet de l’UGAP en quelques clics par Le Louvre. « Fin 2015, le  marché de contrôle réglementaire du musée détenu par un autre prestataire arrivait à échéance. La direction financière et juridique du Louvre a alors décidé de s’adresser à l’UGAP. Cela nous a offert la rapidité et la réactivité qui nous manquaient. Les commandes annuelles sont passées en un clin d’œil, sans que nous ayons à passer par un fastidieux appel d’offre, puisque les prestations et tarifs sont déjà sélectionnés et négociés en amont par l’UGAP », se réjouit Jean-Charles Ramirez. Le Louvre est aujourd’hui en passe de réussir son pari d’une totale conformité réglementaire. Mais surtout le musée optimise chaque jour la sécurité des visiteurs, des collaborateurs et des plus de 600 000 œuvres.    

 

L’UGAP, 50 ans d’évolution au service de la commande publique

L’Union des groupements d’achats publics (UGAP) est une centrale d’achat nationale, généraliste dédiée au secteur public.  Etablissement public industriel et commercial (EPIC) placé sous la tutelle du ministre chargé du Budget et du ministre chargé de l’Education Nationale, l’UGAP permet au client d’accéder immédiatement, et sans avoir à conclure un quelconque marché, à près de 890.000 références, issues de 2414 marchés actifs. 

Née il y a 50 ans, l’établissement  a su se moderniser, proposant par exemple un site de commande en ligne. Il a également fait évoluer son offre pour répondre aux besoins du secteur public. Et si ses marchés principaux concernent l’informatique, les véhicules, le médical, le mobilier et l’équipement général, l’UGAP développe depuis une douzaine d’années des prestations de services aux bâtiments et aux occupants. Une offre qui ne cesse de s’étoffer, avec des services dans les domaines de l’accueil, la propreté, la sécurité, les espaces verts, la gestion des déchets, la maintenance multi-technique, le financement locatif, les déplacements professionnels, ou encore le contrôle réglementaire des bâtiments…

Au 31 décembre 2017, près de 1 300 salariés étaient employés par l'UGAP qui, avec 1,4 million de factures fournisseurs dont 86% de factures électroniques traitées, a démontré sa démarche volontariste en matière de dématérialisation avec ses titulaires de marchés.




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