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Maillots, ballons… les articles de plage au banc d’essai

5 ARTICLES DE PLAGE PASSÉS AU CRIBLE


Parasols, maillots de bain, seaux pour enfants… Avant d’arriver sur le sable, ces articles de plage ont dû passer une batterie d’essais chargés d’évaluer leur résistance et leur sécurité, ou de contrôler leur conformité aux exigences réglementaires. Certains de ces essais ont eu lieu dans les 120 laboratoires de Bureau Veritas CPS, disséminés dans 40 pays. Décodage.

 

Infographie tests des articles de plages
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MAILLOTS DE BAIN

Rincés à l’eau de mer, étirés et passés sous lampes Xénon

Les maillots (mais aussi les serviettes, paréos, etc.) sont lavés trois fois en machine, testés à l’eau salée et à la sueur dans des « perspiromètres » et ensuite passés en « chambre de vieillissement » sous des lampes simulant les rayons du soleil. Objectif : évaluer la résistance de leurs couleurs au lavage, à l’eau de mer, à l’eau chlorée, à la sueur et au soleil. Un opérateur (dont on a vérifié au préalable qu’il n’était pas daltonien) le mesure à l’aide d’un nuancier appelé « échelle des gris ». Le laboratoire en profite pour mesurer le rétrécissement ou l’élargissement des maillots sur des mesures précises. Mais aussi leur résistance à l’étirement, en appliquant une certaine tension sur des parties habituellement les plus sollicitées.

BALLONS, JOUETS

Plongés dans de l’acide

Certains objets de plage peuvent être léchés, sucés ou ingérés par des enfants. Problème : ils peuvent contenir dans leur peinture ou leur mousse l’un des 19 composants chimiques considérés comme dangereux (l’aluminium, l’arsenic, le mercure, le nickel, le plomb...). Un prélèvement est donc réalisé en laboratoire, dissous dans de l’acide puis analysé par une machine sophistiquée qui évalue la migration des composants, comme « digérés » par l’acide gastrique dans l’estomac d’un enfant.

RAQUETTES DE PLAGE

Jetées au sol plusieurs fois

La plupart des modèles de « beach ball » ou de jokari sont en bois. Ils peuvent donc laisser apparaître des échardes ou des bords coupants quand ils tombent sur le sol. Pour le tester, un opérateur de Bureau Veritas CPS laisse tomber la raquette de manière répétée depuis une hauteur définie par la norme. Puis il évalue la présence de bords coupants à l’aide d’un mandrin recouvert de ruban adhésif en plastique : si une trop grande partie est tailladée, le produit est considéré comme coupant et par conséquent, non conforme à la norme « jouet ». Il évalue également la présence de pointes acérées en appliquant un dispositif spécifique.

SEAUX DE PLAGE

Ecrasés par 10 kilos de pression

En laboratoire, le seau est retourné, puis comprimé avec un levier jusqu’à une force de 100 Newton (10 kilos), maintenu pendant 10 secondes. Objectif : vérifier la résistance du plastique, et, s’il  casse, détecter s’il génère des petites parties, et si ces dernières sont coupantes (même test que pour les raquettes).

BATEAUX GONFLABLES & CERFS-VOLANTS

Leurs consignes de sécurité mesurées à la loupe

« À n’utiliser qu’en eau où l’enfant a pied et sous la surveillance d’un adulte ». Mine de rien, cette indication apposée sur des jouets flottants sauve régulièrement des vies. La réglementation impose donc qu’elle soit indélébile, suffisamment grande (caractères de 3mm minimum) et placée à moins de 10 cm de la valve de gonflage, pour qu’on la lise à coup sûr. Bureau Veritas CPS vérifie la même chose pour des cerfs-volants, par exemple, qui ne doivent pas être manipulés « près d’une ligne électrique ».

TONGS

Testées chimiquement

Très utilisées à la plage, les tongs sont elles aussi testées pour leur teneur en substances toxiques qui peuvent irriter la peau. Si le fabricant le demande, elles peuvent également faire l’objet de tests de torsions (à l’aide d’un torquemètre), d’arrachage de la lanière (avec un dynamomètre) ou d’usure (en passant la semelle sur une machine rotative abrasive) pour évaluer leur qualité.




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