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Bureau Veritas accélère sur le contrôle des produits pétroliers


Entre la raffinerie et la pompe, les carburants et combustibles peuvent subir de nombreuses altérations et pertes en transit. C’est pourquoi Bureau Veritas déploie une double offre d’inspection de cargaisons et de contrôle dans la distribution des produits pétroliers.

Mélange entre une essence et un gazole, déperdition de produit lors d’un transfert, contamination d’une cuve par des micro-organismes… De multiples incidents peuvent perturber l’acheminement des produits pétroliers. « Ces problèmes entraînent des pertes financières importantes et nuisent à l’image de marque des raffineurs, négociants et distributeurs, alors qu’ils peuvent être anticipés », analyse Christophe Perrot, responsable de développement commercial Commodities chez Bureau Veritas.

« Nous avons identifié deux points sensibles de la chaîne logistique, sur lesquels nous nous proposons d’intervenir, poursuit Christophe Perrot. Il s’agit d’une part des zones portuaires, où les cargaisons de produits pétroliers sont chargées ou déchargées, et d’autre part des lieux de distribution, comme les dépôts de stockage ou les stations-service. »

Inspection des quantités et de la qualité des cargaisons

Ainsi, l’inspection d’une cargaison au chargement ou déchargement permet d’identifier deux types d’anomalies :

  • Les pertes en transit de produits entre le port de chargement et le port de déchargement, liée par exemple à des vols ou à des erreurs de manipulation.
  • Une altération des caractéristiques physico-chimiques des produits.

« Les navires acheminent différents types de produits pétroliers, ce qui peut entraîner des contaminations, explique Christophe Perrot. Par exemple, un faible volume d’essence dans une cuve insuffisamment nettoyée suffit à altérer un carburant diesel. Le produit ne répond alors plus aux spécifications du marché. Il devient invendable et doit être retraité. »

En 2010, Bureau Veritas a fait l’acquisition d’Inspectorate, un leader mondial des inspections de matières premières. « Depuis 2017, nous développons le réseau de cette filiale en déployant une activité d’inspection de cargaisons dans les ports de Strasbourg et Mulhouse, indique Christophe Perrot. En 2018, nous nous étendrons dans les zones portuaires de Dunkerque, Le Havre, Rouen, Lavéra et Fos-sur-Mer. »

 

« Un faible volume d’essence dans une cuve insuffisamment nettoyée suffit à altérer un carburant diesel. Le produit ne répond alors plus aux spécifications du marché. Il devient invendable et doit être retraité. »

 Christophe Perrot, responsable de développement commercial Commodities chez Bureau Veritas.

Multiplication des incidents

Même testés lors de leur livraison sur le territoire national, les produits pétroliers peuvent être de nouveau dégradés une fois arrivés sur leur lieu de distribution… et ne plus être conformes aux spécifications techniques du marché français.

« Ces dernières années, les incidents se multiplient, du fait notamment de la démocratisation des biocarburants, informe Christophe Perrot. D’un côté, les biodiesels favorisent la prolifération de bactéries dans les cuves, entraînant un colmatage des filtres et une réduction du débit de la pompe. De l’autre, le bioéthanol ayant des affinités avec l’eau, les fortes teneurs en eau des essences peuvent endommager les systèmes d’injection des véhicules. »

En cas d’incident, Bureau Veritas propose de prélever un échantillon, de l’analyser en laboratoire, et de réaliser un diagnostic. « Mais les distributeurs n’ont pas intérêt à se limiter à ces contrôles curatifs, analyse Christophe Perrot. Nous leur conseillons plutôt de mettre en place des contrôles périodiques préventifs pour aller au-devant des incidents, de plus en plus fréquents. »




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