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Les entreprises ne pourront bientôt plus se passer des drones

Leur utilisation est devenue abordable, et leurs capacités d’intervention sont étonnantes. Le point avec les experts Bureau Veritas.


La foire du drone

Las Vegas, il y a quelques semaines. Dans les allées du Consumer Electronic Show, le plus grand salon de high-tech au monde, une catégorie d'objets était plus représentée que les autres cette année, loin devant les robots humanoïdes, les voitures sans pilote et les casques de réalité virtuelle : les drones.

Il faut dire que ces appareils volants télécommandés se démarquent désormais des modèles de reconnaissance ou de combat utilisés par l’armée. Les fabricants civils de «UAV» (“Unmanned Aerial Vehicle”) sont de plus en plus nombreux, et ils multiplient les innovations. On pouvait ainsi admirer des drones en forme de ballon ou d’aile d’avion, de la taille d’un papillon, incassables ou amphibies, capables de pêcher, de peindre un bâtiment, de livrer un colis ou de transporter un humain de 100 kilos, de capturer un autre drone ou de participer à une opération de police…

 

Les drones professionnels décollent

Fait marquant, le marché des drones professionnels est celui qui croît le plus vite, selon plusieurs études (notamment celle de Juniper). Les technologies, dont les coûts ont été divisés par deux ou trois, rendent en effet accessibles des utilisations d’inspection, de cartographie ou de surveillance. Notamment pour les PME. Rien qu’en France, l’un des premiers utilisateurs de drones dans le monde, 2200 entreprises ont un agrément de la DGAC pour opérer commercialement des drones.

La SNCF ou Easyjet se sont ainsi équipés de «flotilles» pour vérifier l'état de leur ligne à grande vitesse ou de leurs Airbus. Chez Bureau Veritas, on confirme la tendance : nos équipes spécialisées ont réalisé de plus en plus de missions pour des clients très variés : des centrales électriques étendues et inaccessibles pour EDF, l’inspection de la nef d’une base navale pour la Ville de Saint-Nazaire.... “Le drone est sur le point de devenir incontournable pour collecter des données dans le monde industriel” explique Stéphane Morelli, président de la Fédération Professionnelle des Drones Civils. Mais pas uniquement : les fabricants travaillent déjà sur la prochaine génération de drones, capables de repérer une fuite dans une canalisation par exemple, et de la reboucher aussi sec.

 

4 bénéfices immédiats

D’après nos experts Bureau Veritas :

  1. L’accès à des zones difficiles d'accès
  2. Le gain de temps
  3. La maîtrise des coûts
  4. La réduction des risques professionnels 

 

“Le drone a toutes les qualités de l’aigle : il donne la hauteur de vue, photographie chaque détail au centimètre près, avec la discrétion et la sécurité du vol plané”

- Frédéric Figuet, responsable drones chez Bureau Veritas

 

CHEZ BUREAU VERITAS

2h
Pour disposer d'un film infrarouge d'un Immeuble de Grande Hauteur


1 journée
Peut suffire pour inspecter une centrale solaire de taille standard


Force 7
La force du vent subie par un de nos drones lors d’un vol autour d’une éolienne en Ecosse

 

drone-1 

Les 8 utilisations les plus courantes

Selon Frédéric Figuet, responsable du programme drones de Bureau Veritas

  1. L’agriculture : le survol des champs pour détecter l'apparition de maladies végétales, par exemple, représente encore la moitié du marché des drones
  2. Les media : les drones rendent possibles de prises de vue spectaculaires, du coup la production audiovisuelle représente 25% du marché.
  3. Les équipements inaccessibles : antennes-relais, éoliennes, pylônes et lignes à haute tension, château d’eau, grue à tour, tour aéro réfrigérante...
  4. Les installations de grande superficie : pour inspecter les lignes de chemin de fer, contrôler l’état de milliers de panneaux photovoltaïques...
  5. Le secourisme ou la surveillance en zone d’urgence, avalanche, tremblements de terre, ou en préventif, inspecter des carrières, des via ferrata
  6. Les sites industriels à risque / Seveso : pour contrôler des fuites de gaz, vérifier l’état de soudures sur des installations sensibles…
  7. Les bâtiments de grande hauteur, pour réaliser des cartographie infrarouges...
  8. Les ouvrages d'art complexes, barrage, chéneaux d’eaux pluviales...

 

Attention à la réglementation

Certains opérateurs de drones ne respectent pas systématiquement la réglementation. Or, les risques sont nombreux. Et la réglementation évolue très vite (les derniers textes datent de fin décembre, et il s’en prépare d’autres).

Pensez à vérifier ces 4 points, rappellent nos experts :

  1. L’entreprise opératrice doit se déclarer auprès de la DGAC, la direction générale de l'aviation civile (le simple dépôt du dossier suffit)
  2. Les pilotes doivent obtenir un brevet théorique de pilote (au minimum pour un ULM). A noter : des formations de télépilote sont en train d’émerger, même si elles ne sont pas (encore ?) obligatoires.
  3. Les vols doivent s’inscrire dans l’un des 4 scénarios prévus par la DGAC, selon qu'ils soient réalisés en zone peuplée ou non, si le drone reste en vue...
  4. Les règles de vol sont ensuite ultra-précises : 2,4 ou 8 kilos selon les zones à survoler, 10 mètres libres autour du pilote, qui doit rester immobile et être assisté d’un 2e pilote dédié à la vidéo.

Veuillez consulter la règlementation sur le site de la DGAC

 

L’escadrille Bureau Veritas

  • * Des opérateurs partenaires triés sur le volet dans chaque région de France et d’Europe (Air Marine, Skeye…)
  • * Une technologie dernier cri : appareils photo/vidéo HD, caméra infrarouge, capteurs radar ou laser...
  • * Des équipes mixtes : 1 pilote agréé + 1 inspecteur Bureau Veritas
  • * Une sécurité des vols garantie par un système spécifique de management Qualité et Sécurité made in Bureau Veritas, et une connaissance pointue de la réglementation.

 

+ OÙ VOIR DES DRONES PROFESSIONNELS EN FRANCE

  • Salon du drone, 18, 19 et 20 février 2017, Porte de Versailles à Paris
  • Salon du Bourget, 19 au 25 juin 2017, Le Bourget
  • Démonstration Bureau Veritas : sur rendez-vous

 




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