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HQE : Certification exigeante mais très rentable !

La référence française en terme de certification environnementale des bâtiments demande un certain engagement... mais ses bénéfices en termes d’image et de retombées commerciales compensent largement l'investissement.


HQE, LA REFERENCE FRANCAISE EN TERME DE CERTIFICATION ENVIRONNEMENTALE DES BATIMENTS

A l’occasion de la journée mondiale de la Terre, le 22 avril, Bureau Veritas revient sur l’essor de la certification Haute Qualité Environnementale (HQE), la plus exigeante des normes environnementales pour les logements et les immeubles tertiaires.

 

LE LABEL PREMIUM LE PLUS RÉPANDU EN FRANCE

Le label HQE est encore récent (2005) mais il prend de l’ampleur. En France, il représente 90% des immeubles de bureaux disposant d’une certification environnementale (plus de 1300 bâtiments, souvent de grandes surfaces). Les autres 10% sont estampillés par le label anglais Breeam et par son équivalent américain, Leed, tous deux existant depuis les années 90.

 

Basé sur des normes et des réglementations françaises, le label HQE, est le plus applicable dans l’Hexagone, le plus lisible par les propriétaires, les locataires et les utilisateurs, et surtout le plus exigeant : les critères sont scientifiquement fondés, la démarche intégrée très en amont du projet, et le label HQE "s’assure" que l’utilisateur final se servira correctement du bâtiment conçu pour respecter l’environnement.

 

Certains promoteurs voulant attirer les investisseurs internationaux s’engagent parfois dans une double voire une triple certification. C’est le cas de la tour First (double), la plus haute tour HQE de France, et de la tour Generali (triple), toutes deux à la Défense.

 

 

LES CRITÈRES HQE VONT BIENTÔT INCLURE… LA BIODIVERSITÉ ET LE COMMISSIONING

Aujourd’hui, les projets immobiliers candidats au label HQE doivent passer au filtre de 14 «cibles», harmonie avec le quartier, gestion de l’énergie, confort acoustique…. et obtenir une cotation pour chacune d’entre elles (liste complète au bas de l’article). Le constructeur, l’exploitant et l’utilisateur doivent chacun passer leur propre évaluation pour obtenir le label correspondant.

 

« La certification environnementale évolue généralement avec le changement du contexte énergétique national et européen ainsi qu’avec la progression des technologies et méthodes constructives. Dans le contexte de la loi de transition énergétique, l’actuel référentiel HQE sera mis à jour au mois de juin 2016», explique Hicham Lahmidi, responsable développement et méthodes Energie chez Bureau Veritas. A quoi ressemblera-t-il ? «Il comprendra 12 objectifs, dont plusieurs nouveautés comme la prise en compte de la performance économique du bâtiment, l'introduction du commissioning comme pré-requis, et… la biodiversité». Pas nécessairement besoin de construire des jardins suspendus géants, mais la proportion d’espaces verts ou la perméabilité des sols seront désormais évalués (idem, détails plus bas).

 

 

LES AVANTAGES ENCORE SOUS-ESTIMÉS DU LABEL HQE

La certification HQE est aussi coûteuse que ses consoeurs Leed ou Breeam, mais elle présente l'avantage de la rentabilité. Démonstration en 4 points, par Hicham Lahmidi, responsable développement et méthodes Energie chez Bureau Veritas.

  1. Une avancée environnementale réelle en matière de confort, de santé, de respect de l’environnement, d’économies d’énergie…
  2. Un avantage commercial souvent décisif. Les promoteurs le savent bien : entre 2 bâtiments équivalents, la certification HQE de l’un d’entre eux sera décisive lors de sa commercialisation. A la Défense, par exemple, la différence joue énormément dans la location des tours, certaines sans label restent beaucoup plus longtemps inoccupées. Idem, une entreprise qui déménage aura plus de facilité à convaincre ses salariés de s'installer dans des nouveaux locaux certifiés HQE.
  3. Un temps d’avance sur la réglementation. Une certification est par définition plus exigeante que la réglementation, qui s’en inspire souvent quand elle veut évoluer, tous les 5 à 7 ans. Se faire certifier revient donc à anticiper les changements réglementaires, afin d'éviter une dévalorisation du bien sur le marché immobilier.
  4. Une plus-value latente, la «valeur verte». Des études sont en cours pour mesurer l’écart de valeur entre deux biens immobiliers en fonction de leur notation HQE. Mais rien que sur la dépense énergétique, l’écart est considérable (environ 15%).

 

BUREAU VERITAS, ASSISTANT TECHNIQUE POUR L'OBTENTION DU LABEL

Dans le cadre de son engagement environnemental, Bureau Veritas, en tant que locataire, a décidé de faire certifier «HQE Exploitation» l’immeuble où est installée l'une de ses agences Parisiennes, à Noisy-le-Grand. Il a également accompagné le propriétaire pour l’obtention de cette certification.
«Le plus compliqué a été de mener de front les 3 démarches (Bâtiment Durable, Gestion Durable et Utilisation Durable) sur un site en multi-locataire, mais on y est arrivé ! » raconte Emma Paris, chargée d’affaires sur le projet. Le bâtiment disposait déjà de points forts en termes de qualité environnementale : proximité avec les transports en commun et les services (centre commercial à 20m), qualité de l’eau du site, etc. Il a fallu travailler entre autres sur le stockage des déchets, sur l’éclairage artificiel des parties communes, sur des compteurs individuels d’électricité et d’eau pour suivre au mieux les consommations de chaque locataire. La qualité du tri des déchets de Bureau Veritas a été saluée par l’auditeur de Certivea – organisme délivrant la certification HQE.

 

 

L'OFFRE BUREAU VERITAS

Bureau Veritas réalise l’assistance technique visant l'obtention des certifications (HQE, BREEAM, LEED, etc.). A son actif, plusieurs centaines de projets en France et à travers le monde. Dans le cadre de ses interventions, Bureau Veritas est en mesure de réaliser la plupart des études spécifiques (énergie, Analyse de Cycle de Vie…) ou des mesures liées à la qualité environnementale (acoustique, qualité de l’air intérieur…).

 

POUR ALLER PLUS LOIN :


LES 14 «CIBLES» ACTUELLES POUR ÊTRE CERTIFIE HQE

(jusqu’en juin 2016)

Cibles d’éco construction

  • C1. Relations du bâtiment avec son environnement immédiat
  • C2. Choix intégré des produits, systèmes et procédés de construction
  • C3. Chantier à faible impact environnemental

Cibles d'éco-gestion

  • C4. Gestion de l’énergie
  • C5. Gestion de l’eau
  • C6. Gestion des déchets d'activités
  • C7. Maintenance et pérennité des performances environnementales

Cibles de Confort

  • C8. Confort hygrothermique
  • C9. Confort acoustique
  • C10. Confort visuel
  • C11. Confort olfactif

Cibles de Santé

  • C12. Qualité sanitaire des espaces
  • C13. Qualité sanitaire de l’air
  • C14. Qualité sanitaire de l’eau

Pour respecter la «Démarche HQE», le bâtiment doit atteindre au minimum :

  • 7 cibles au niveau de base
  • 4 cibles au niveau performant
  • 3 cibles au niveau très performant

 

 

LES 12 NOUVEAUX «OBJECTIFS» POUR ÊTRE LABELLISÉ HQE

(à partir de juin 2016)

 

Sourcehttp://www.assohqe.org/wp-content/uploads/2015/09/hqe-le-cadre-r%C3%A9f%C3%A9rence.jpg

Critères de notation :

vision globale, réponses contextuelles, dynamique de progression, affichage des performances et action continue

 




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