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Eoliennes: comment étendre leur durée de vie de un à cinq ans

La durée de vie théorique de ces équipements est souvent inférieure à leur capacité réelle.


Les parcs éoliens commencent à vieillir. La question de l’extension de la durée de vie de ces équipements devient stratégique. Bureau Veritas a élaboré un guide complet sur le sujet, à l’occasion du salon Wind Europe 2017.

Les professionnels de l’éolien attendent le rendez-vous avec impatience. Du 28 au 30 novembre, à Amsterdam, se tiendra le célèbre salon Wind Europe. Pas moins de 40 conférences sont programmées sur des problématiques variées (économie du secteur, avancées technologiques, etc.). Cette année, l’extension de la durée de vie des éoliennes sera, à n’en pas douter, un des thèmes phares de l’édition. Deux conférences sont programmées sur ce thème et Bureau Veritas a même réalisé, pour l’occasion, un guide détaillé sur cette problématique dorénavant stratégique.

 

Prolonger la durée de vie de un à cinq ans

“De plus en plus d’éoliennes se rapprochent de la fin de leur durée de vie théorique -vingt ans- mais, en réalité, il est souvent possible de les maintenir en fonction plus longtemps”, explique Fabrice Estezet, responsable produit Eolien chez Bureau Veritas Exploitation. En effet, par prudence, les constructeurs se basent souvent sur des hypothèses météorologiques bien plus contraignantes que les conditions réelles pour calculer la durée de vie théorique de leurs produits. “Gagner de un à cinq ans est tout à fait envisageable dans certains cas”, confie Fabrice Estezet. Le processus se base sur un examen de la documentation disponible, sur des analyses numériques et sur des inspections des éoliennes (y compris des contrôles non destructifs).

 

« Gagner de un à cinq ans est tout à fait envisageable dans certains cas»

Fabrice Estezet, responsable Certification de Type au sein de Bureau Veritas Exploitation

 

Déterminer un calendrier d’inspections adéquat

Pour déterminer le gain potentiel, les experts de Bureau Veritas étudient de près la vie passée de l’éolienne (degré de fatigue, historique d’opération et de maintenance, etc.). La durée de vie résiduelle est calculée en comparant l’impact, sur la fatigue, des conditions météorologiques du lieu où l’éolienne est implantée (vitesse des vents, niveau de turbulences...), par rapport aux hypothèses prises en phase de conception. Des inspections viennent compléter le calcul de durée de vie résiduelle. L’objectif est d’identifier des signes potentiels de vieillissement de la machine (fissures, corrosion, usure etc.). Croisées avec les analyses et les calculs, ces inspections aideront à déterminer l’extension potentielle de durée de vie, les éventuels facteurs la conditionnant (réparations, remplacement de certaines pièces etc.) et le plan d’inspection adéquat. 

 

Montage d'éolienne dans le parc de Fécan

Une garantie utile pour solliciter un prolongement de l’assurance

“Nous pouvons également vérifier une évaluation que l’opérateur aurait lui-même réalisée ou qu’il aurait confiée à un tiers”, précise Fabrice Estezet. Cette garantie sera un argument de poids pour l’opérateur qui souhaiterait solliciter une prolongation de son contrat d’assurance ou un prêt bancaire (pour lancer des réparations, par exemple). “Nous présentons en détail nos critères de certification dans le guide qui sera distribué gratuitement lors du salon” précise Fabrice Estezet. Les absents n’ont cependant pas été oubliés: une version numérique du guide Bureau Veritas sera, en parallèle, proposée sur http://www.bureauveritas.fr/.




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