La nouvelle œuvre audacieuse de l’architecte star Wilmotte

Il a dessiné le futur Centre des Congrès de Metz.

La Ville de Metz a confié à l’architecte mondialement connu la conception de son prochain Centre des Congrès. Il sera situé juste à côté de la gare et du célèbre centre Pompidou-Metz.

La cathédrale orthodoxe russe près de la Seine? C’est lui. Le centre des expositions de Sao Paulo ? C’est lui. Le nouvel incubateur de startups de Xavier Niel ? C’est encore lui ! Avec ces derniers projets, l’architecte Jean-Michel Wilmotte a été au centre de toutes les attentions. Les éditions Plon viennent même de publier en novembre dernier leur « Dictionnaire amoureux de l’architecture ». La vague de popularité de l’architecte n’est donc pas prête de retomber. En effet, une nouvelle construction dessinée par le maître est en train de voir le jour en France: celle d’un tout nouveau Centre des Congrès à Metz, juste à côté de la gare.

 

Un batiment moderne qui fait écho a la tradition architecturale locale

La ville avait déjà attiré le feu des projecteurs  avec l’ouverture en 2010 du Centre Pompidou-Metz ; mais avec ce deuxième chantier d’envergure, elle semble fermement décidée à transformer l’essai. « Metz est une ville magnifique, en pleine mutation ; elle est située à 1h20 à peine de Paris  c’est une destination très pertinente pour la tenue de congrès. Il fallait un bâtiment à la hauteur », explique Bénédicte de Montgolfier, directrice générale déléguée de la société publique locale Metz Métropole Moselle Congrès.

L’architecture prévue par Wilmotte méritera à coup sûr le détour. L’artiste a en effet réussi à dessiner un bâtiment très moderne, tout en faisant écho aux traditions architecturales locales. « Les façades du bâtiment seront recouvertes de pierre de Jaumont, un type de pierre jaune caractéristique de la ville et visible, entre autres, sur la cathédrale de Metz » précise Bénédicte de Montgolfier.

 

Un auditorium modulable et un hall bien dégagé

D’une superficie de 15 300 m2, le futur centre sera du reste doté d’une organisation extrêmement  modulable. Le grand auditorium de 1200 places pourra ainsi être réaménagé selon plusieurs configurations en fonction du nombre de personnes attendues. «Il est possible de masquer un lot de 200 places et un autre de 400 afin de ne pas avoir l’impression désagréable d’être dans une salle vide lorsqu’on attend un public restreint », explique Bénédicte de Montgolfier. Les 16 salles de commission pourront, elles aussi, être fusionnées deux à deux. Même le hall d’exposition qui occupe une surface de 3200 m2 a été conçu avec très peu de poteaux de façon à offrir un maximum de liberté. Un défi qui a pu être relevé grâce à  l’utilisation de poutres de très grande portée (près de 30 mètres) habituellement réservées… aux ponts !

 

Un projet minutieusement vérifie

Pour que ce chantier d’envergure se déroule dans les meilleures conditions, tous les acteurs se sont mobilisés. 

La société en charge du contrôle technique, Bureau Veritas Construction, est intervenue très en amont. «Nous avons assisté le maître d’ouvrage dès la phase de concours en analysant les différents projets proposés », précise Olivier Fourmont, chef de projet sur ce chantier. Bureau Veritas  Construction  est depuis missionné pour  contrôler que les cahiers des charges sont respectés à tous les niveaux : la solidité des ouvrages, l’isolation thermique et acoustique, l’accessibilité, le fonctionnement des installations (chauffage etc.) et la sécurité incendie. Ils ont également pris en compte les spécificités du bâtiment.  « Considérant le volume exceptionnel du hall, nous avons orienté les concepteurs, en accord avec les services de secours locaux, vers une ingénierie de désenfumage particulière. Cela permet de conserver cette architecture spécifique», précise Olivier Fourmont.

 

Des boites à ressort pour protéger des vibrations extérieures

Les acteurs du projet ont, par ailleurs, parfaitement su gérer les obstacles imprévus. «  Nous avons constaté que le passage des trains à proximité du bâtiment pouvait dégrader l’acoustique de l’auditorium. Pour prévenir ce problème, il a été décidé de poser cet espace sur des boîtes à ressort », explique Bénédicte de Montgolfier. L’auditorium étant par ce biais désolidarisé du reste du bâtiment, il ne risque plus d’être impacté par les vibrations des trains. « A l’heure actuelle, les équipes sont sur le point de finir le gros œuvre et les façades», précise Olivier Fourmont. Elles vont donc bientôt pouvoir attaquer les aménagements intérieurs du centre dessiné par Wilmotte.  Il faudra cependant patienter jusqu’à 2018 pour voir la vision de l’artiste complétement concrétisée.  

 

Vue architecte Wilmotte du centre de congrès de Metz