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La maquette numérique insuffle un vent nouveau aux métiers du contrôle technique construction … et BIM !

La révolution numérique du bâtiment s'accélère


Avec la maquette BIM[1] appelée à se généraliser en 2017 dans les marchés publics en France, la révolution numérique du bâtiment s'accélère.

Fort de son expérience en France et à l'international, Bureau Veritas contribue activement au développement de ces technologies. Avec un objectif : accompagner ses clients dans leur transition numérique et mieux les servir en réalisant ses contrôles techniques directement sur maquette BIM.

 

Avec le BIM, une approche intégrée, une meilleure interopérabilité entre les acteurs

Processus de travail collaboratif, le BIM réunit, sur une maquette numérique, tous les acteurs intervenant sur un bâtiment : architectes, maîtres d'ouvrage, ingénieurs, bureaux d'étude, entreprises, etc. Et cela, sur toute la durée de vie de l'ouvrage : conception, réalisation, exploitation voire démolition.

Cette maquette numérique BIM intègre une base de données structurée, accessible à tous ces intervenants. Y figurent, représentés en 3D, les objets composant le bâtiment, leurs caractéristiques précises (dimensions, marque, modèle, matériaux, données énergétiques, thermiques, résistance au feu, acoustique, etc.) et leurs relations. Les dimensions de temps, de coût, de performance énergétique et de gestion patrimoniale peuvent aussi y être intégrées.

Chaque intervenant utilisant des logiciels propres à sa discipline, "il faut que ces logiciels puissent manipuler les objets composant le bâtiment et qu'ils soient interopérables (c'est-à-dire qu'ils puissent communiquer entre eux, directement ou via un format open BIM - IFC[2])", indique Roseline Larquetoux, responsable du métier et des outils du Contrôle technique de Bureau Veritas. D'où la nécessité d'élaborer des protocoles d'échanges entre tous les acteurs.

 

Une précision accrue, des coûts et des délais réduits

Plus besoin de refaire des plans à chaque étape de la construction : la maquette est mise à jour en temps réel et enrichie par les intervenants, réduisant incohérences et oublis, pour une réalisation optimisée. En offrant plusieurs options possibles via des simulations, elle peut également être une précieuse aide à la décision.

Avec à la clé, des gains de temps et d'argent, comme l'indique le ministère du Logement sur le site dédié au Plan transition numérique dans le bâtiment (PTNB). "L'estimation des coûts d'un projet de construction est cinq fois plus rapide qu'avec les méthodes traditionnelles… La marge d'erreur ? Réduite à moins de 3 %. La durée moyenne des chantiers est écourtée de 7 %... les dépassements budgétaires sont diminués de 40 % ! In fine, la maquette numérique permet d'économiser jusqu'à 10% de la valeur des contrats."

La valeur ajoutée du BIM ne se limite pas à la construction : la maquette incorpore aussi les données nécessaires à la bonne exploitation du bâtiment, dans une optique d'amélioration continue et de maîtrise des coûts d'entretien.

 

Un savoir-faire capitalisé sur des expériences

Pour gérer la maquette numérique et faire collaborer les nombreux intervenants avec la plus grande efficacité, la conduite d'un projet BIM requiert un « BIM manager », agissant en lien étroit avec le chef de projet. Les experts de Bureau Veritas ont ainsi participé à la mise en place du protocole BIM du nouveau parc de Disney à Shanghai. Quels niveaux de détails demandés aux entreprises ? Quels protocoles d'échanges (dépôt, vérification, validation) ? Et à quelle fréquence ? Qui est responsable des écrits et des documents ? Autant de questions, parmi d'autres, auxquelles il faut apporter des réponses. Les experts de Bureau Veritas ont aussi assuré la coordination des intervenants tout au long du projet.

Comme l'indique Eric Parisot, directeur technique Bâtiments et Infrastructures du Groupe Bureau Veritas, "nous effectuons couramment depuis plusieurs années à Singapour le contrôle de conception en environnement BIM. Plus largement, nous sommes très présents dans la plupart des pays où se développe le BIM (Etats-Unis, Royaume-Uni, Chine, Japon, etc.), pour des missions de contrôle technique, de coordination sécurité des chantiers et d'assistance à maîtrise d'ouvrage. La prise en compte du BIM dans nos méthodes de travail est une priorité pour le Groupe."

En France, Bureau Veritas a d’ores et déjà assuré le contrôle technique de réalisations prestigieuses en BIM, comme la Cité du vin à Bordeaux, le Musée des confluences à Lyon, les stades Allianz Riviera à Nice et Arena 92 à Nanterre et encore, à Paris, la Fondation Louis Vuitton, la Philharmonie et la canopée des Halles. Deux projets importants sont également en cours : une tour à la Cité Descartes de Champs-sur-Marne, l'hôpital de Nantes, etc.

 

Des groupes de travail pour contribuer au développement du BIM

Soucieux d'apporter sa contribution à ces nouvelles technologies, "Bureau Veritas s'emploie à faciliter la coopération et l'interopérabilité entre les organismes de contrôle et les constructeurs, architectes et bureaux d'études. Un accord avec de grands acteurs français dans le domaine de la construction est en passe d’être signé pour avancer dans ce sens.  Nous travaillons aussi avec la COPREC, qui réunit les organismes de prévention et de contrôle, pour proposer un positionnement de la profession et les actions à engager", précise Roseline Larquetoux. Cette démarche vise notamment à établir un cahier des charges à l'intention des éditeurs de logiciels pour qu'ils mettent des produits exploitables à disposition des organismes de contrôle.

 

Une longueur d’avance sur les outils au service des clients

Optimiser le métier du contrôle technique implique d'intégrer parfaitement les outils de Bureau Veritas avec les solutions numériques du marché. D'où la collaboration étroite de ses experts avec les principaux fournisseurs de maquettes numériques : Autodesk, Trimble, Bentley, etc.

"Nous pouvons déjà tirer parti de nos outils de production et d'archivage, qui nous permettent d'envoyer directement nos avis sur une dizaine de plateformes documentaires, dont la GED[3] Mezzoteam, et nous serons très bientôt directement connectés sur les maquettes BIM ».  indique Laurent Merlière, directeur du métier Contrôle Technique Construction en France chez Bureau Veritas.  « Notre objectif est de poursuivre encore plus loin la digitalisation de nos métiers et de nos processus. Avec une ambition : garder une longueur d'avance et en faire profiter nos clients ».

 

[1] Building Information Modeling (Bâtiments et informations modélisés).

[2] Industry Foundation Classes, normes d'échange de données entre logiciels.

[3] Gestion documentaire de documents.

LE BIG BANG DU BIM

La directive européenne du 15 janvier 2014 encourage les États membres à utiliser le BIM dans la commande publique. Le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Danemark, la Finlande imposent déjà cette condition aux marchés ainsi que la Norvège.

En France, les pouvoirs publics ont lancé en janvier 2015 le Plan Transition numérique dans le bâtiment (PTNB). Doté d'un fonds de 20 millions d’euros, il vise à accélérer le déploiement des outils numériques dans toute la filière du bâtiment. Suite à l'appel à projets de juin 2015, il a retenu, en décembre 2015, 8 projets, publics et privés, de constructions neuves en maquette numérique. Une aide globale de 610 000 euros est affectée à ces projets.

Aux États-Unis, l’Administration des services généraux (GSA) a préconisé en 2014 l’adoption du BIM pour les projets dans le secteur public. Elle a aussi développé une suite de directives BIM. Près de 44 % des entreprises intègrent le BIM dans la conception des bâtiments.

A Singapour, le Building and Construction Authority (BCA) a établi une feuille de route en 2010 pour le développement du numérique dans la construction. Un fond spécifique au BIM aide les acteurs à faire évoluer leurs méthodes de travail.

Le Japon est très avancé : les acteurs recourent au BIM depuis cinq ans pour la construction de bâtiments commerciaux et industriels, ce qui leur permet d’avoir un premier retour d’expérience sur les projets déjà établis.

En Inde, le BIM est utilisé dans le secteur de l’hôtellerie de luxe où il est présent dans 5 à 10 % des constructions. Le secteur public ne l’a pas encore inclus dans ses plans.

 

 




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