Les chiffres qui montrent que la France est prête

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Chantiers livrés en avance, sécurité renforcée, capacité hôtelière record…Voici les vrais chiffres d’un Euro bien maîtrisé, compilés et vérifiés par Bureau Veritas.

 

POUR ÊTRE PLUS PRÉCIS :

Tout le monde s'en souvient : à 1 mois du début de la Coupe du monde 2014 au Brésil, 4 des 12 stades étaient encore en travaux... L'image négative est restée. Pour l'Euro 2016, les travaux ont donc été bien anticipés. La livraison des 7 stades construits ou rénovés spécialement pour la compétition s'est faite avec 313 jours d’avance en moyenne (la construction des arènes de Nice et Lille avaient été décidées avant l’attribution de l’Euro à la France, et le Stade de France n’a pas été modifié). « Un véritable exploit compte tenu du timing, notamment pour le nouveau stade de Bordeaux, bâti en seulement 29 mois et inauguré en janvier », souligne Bruno Somet, responsable Contrôle Technique Construction chez Bureau Veritas, qui a réalisé le contrôle du stade.

 

Au total, 1,7 milliard d’euros ont été investis pour construire 4 stades et en rénover 5 (62 % privé, 38 % public), soit 9 arènes sur 10 flambant neuves. Le précédent Euro, co-organisé par la Pologne et l’Ukraine, avait coûté le double, (3,3 milliards d'euros), la dernière Coupe du monde au Brésil, plus du quadruple (8 milliards d'euros).

 

Un autre exploit a été réalisé à l'occasion de l'Euro. En 5 ans, on a construit plus de grands stades qu’en 50. La France n’en avait en effet construit que 3 : la Beaujoire à Nantes, le Parc des Princes à Paris et le Stade de France à Saint-Denis.

 

Le collectif français a plutôt bien fonctionné : 562 entreprises de l'Hexagone auront travaillé pour l’Euro 2016, pendant les travaux, durant la compétition ou pour le démontage des installations, selon les calculs de Bureau Veritas. Soit au total 94 000 personnes employées directement et indirectement. Rien que pour la construction et la rénovation des stades, 20 000 emplois auront été créés, dont 5 000 durables.

 

Pour couvrir l'événement, 1 500 journalistes du monde entier pourront être accueillis chaque jour dans l’International Broadcast Center, installé dans 2 halls du Parc des Expositions à Paris. Ils pourront ainsi diffuser leurs images vers plus de 200 pays, et 8 milliards de spectateurs en cumulé.

 

Ils ne seront pas les seuls à filmer : 2 200 caméras de surveillance environ sont réparties dans les 10 stades de l’Euro pour assurer la sécurité des supporters et prévenir d’éventuels débordements, selon le comptage de Bureau Veritas et Vinci.

 

Par ailleurs, 10 000 vigiles sont mobilisés, soit 900 par match. Un effectif 15 % plus important que prévu, suite aux attentats de novembre 2015. Les 24 équipes de football seront protégées en permanence par le GIGN et le RAID.

 

Pour compléter, 6 500 volontaires ont été recrutés par la Fédération Française de Football pour participer à la cérémonie d’ouverture, gérer les accréditations ainsi que l’accueil du public.

 

Il faut dire que 2,5 millions de spectateurs, dont 1,5 million d'étrangers, sont attendus dans les stades pour assister aux 51 matchs.

 

À l'extérieur, 7 à 8 millions de supporters pourront être accueillis dans les fans zones, des espaces aménagés avec écrans géants, concerts...

 

Pour gérer leurs déplacements, 1 100 TGV spécial Euro seront mis en place.

 

Et pour les loger, 220 000 chambres d’hôtel réparties dans les 10 villes-hôtes pendant les 4 semaines de la compétition, selon le recensement de Bureau Veritas, en charge de l’inspection des hôtels et hébergements touristiques pour leur classement en 1, 2, 3, 4 ou 5 étoiles.